II. Instaurer la planification écologique

La planification écologique reposera sur une analyse scientifique robuste des chantiers à engager, le souci permanent de l’intervention des citoyen-nes dans les choix collectifs et l’attention constante pour que la bifurcation écologique se fasse au bénéfice de toutes et tous.

1- La planification écologique communale

  • Instaurer la règle verte communale (ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut reconstituer).
  • Nous établirons avec les habitant-es volontaires, durant la première année de mandat, un état des lieux des sources d’émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation autour de chez elleux.
  • Planification: À partir de ce bilan, nous organiserons un débat citoyen d’orientation écologique visant à mettre en œuvre la règle verte sur le territoire communal en créant un conseil citoyen de la transition écologique pérenne avec notamment des représentant-es d’associations et des citoyennes tiré-es au sort.
  • Établir dans le budget une classification des dépenses budgétaires selon leur impact carbone et leur impact sur la biodiversité. Nous renforcerons les clauses environnementales (critère carbone, labels, indices de durabilité et réparabilité) à chaque achat municipal ou intercommunal.
  • Nous rendrons systématique pour tous les achats publics le schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (SPASER).
  • Adopter un plan canicule prévoyant des lieux d’accueil frais, la lutte contre les îlots de chaleur, de garder un lien avec les personnes à risque.
  • Densifier le nombre d’arrêt de bus pour qu’un maximum de Viennois et de Viennoise ait accès à un arrêt à 300m à pied.
  • Lutter contre l’artificialisation des sols et l’étalement urbain qui a été massif ces dernières années.
  • Formation des agents : Nous mettrons en place un plan de formation et de montée en compétences sur les enjeux écologiques pour l’ensemble des agent-es de la ville, notamment dans les métiers avec de fortes modifications des pratiques professionnelles (espaces verts, bâtiment, voirie…

2- Droit à une alimentation saine

  • Offrir une alimentation durable et de qualité dans les établissements gérés par la mairie (cantines scolaires, sièges administratifs, etc). Nous commencerons avec un objectif d’au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de produits bio (obligatoire depuis le 1er janvier 2022). les usagères et usagers seront informés une fois par an par voie d’affichage et par communication électronique, de la proportion de produits durables et de qualité (obligatoire depuis le 1er janvier 2020).
  • Former les personnels impliqués dans la restauration collective : former les cuisinières et cuisiniers et le personnel de cantine à l’introduction de produits bio locaux et à la diversification des protéines, et leur fournir un corpus de recettes adaptées à la restauration collective. Former les acheteurs et les gestionnaires aux questions environnementales, sociales, sanitaires liées à la restauration collective.
  • Former les usagères et usagers à la diversification des sources de protéines : ateliers sur la provenance des aliments consommés par les enfants, sur l’impact environnemental de leur assiette, visites de fermes d’où proviennent les aliments cuisinés. Construire les menus avec elles et eux (et la diététicienne ou diététicien de la ville)
  • Proposer une option végétarienne quotidienne dans tous les menus.
  • Aider à l’installation de productrices et producteurs en bio avec une politique active de transmission des fermes et d’installation ou achat de terres mise à disposition via des baux ruraux environnementaux, exonération de la taxe foncière sur la propriété non bâtie pour les jeunes agricultrices et agriculteurs et les conversions au bio.
  • Animer le réseau des acteurs locaux pour trouver des débouchés locaux à la production.
  • Créer une régie agricole municipale :sur le modèle des jardins de cocagne: potager municipal, mise en culture de terres appartenant à la commune pour approvisionner la restauration collective en fruits et légumes locaux et bio, etc
  • Créer ou soutenir des épiceries sociales et solidaires dans tous les quartiers. Elles pourront être en lien avec des restaurants municipaux.

3- Une commune végétalisée, propre et respirable

  • Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public.Favoriser les plantes pérennes et adaptées aux hausses à venir des températures.
  • Promouvoir la permaculture pour le jardinage par des actions d’éducation populaire et encourager le développement des jardins partagés et de l’agriculture urbaine.
  • Développer l’écopaturage sur certains espaces verts de la ville.
  • Installer des refuges LPO à visée pédagogique dans les parcs. Installer des refuge pour les chauves-souris afin d’aider à lutter contre la prolifération des moustiques tigres.
  • Installer un rucher municipal pour favoriser la biodiversité et pour produire du miel qui sera distribué dans les écoles ou aux épiceries solidaires.
  • Développer des trames vertes et bleues, en restaurant les haies, les noues, les fossés et les mares. Sanctuariser ces trames pour empêcher toute destruction des espaces boisés ou abords de cours d’eau.
  • Préserver la ressource en eau contre les pollutions, en maîtrisant l’imperméabilisation pour favoriser l’infiltration, en aidant à limiter l’usage des pesticides sur l’ensemble de la commune.
  • Effectuer un travail de communication sur la qualité de l’air avec air atmo. Multiplier l’installation de sondes et publier les résultats en les expliquant pour faire prendre conscience aux habitant-es que la qualité de l’air qu’iels respirent peut parfois être dégradées. Informer sur les bonnes pratiques en cas de pics de pollution.
  • Lutter contre les nuisances olfactives des poubelles enterrées et organiser des ramassages plus régulier pour qu’elles ne débordent pas.
  • Diminuer la place de la voiture en ville et étudier toutes les possibilités de réduction du trafic de transit routier.
  • Adopter une tolérance zéro pour les abus de stationnement des véhicules: sécurité des piétons aux heures de pointe, entrée/sortie des écoles, passages piétons, stationnements réservés aux personnes en situation de handicap, aux véhicules de secours, professions médico-sociales et aux livraisons.
  • Faire passer 1 x par mois un camion pour les encombrants pour les personnes sans voiture ou ne pouvant se déplacer en déchetterie.
  • Réduire à l’agglo le montant du ticket déchèterie pour les professionnels qui a triplé en 2024,favorisant malheureusement les dépôts sauvages de déchets.
  • Développer des « mines urbaines » municipales : déchetteries, recycleries, ateliers de réparations. Multiplier les donneries à l’image de celles des centres sociaux. Créer une outilthèque pour permettre le prêt et la mutualisation d’équipements. Créer un tiers-lieu où l’on pourrait partager nos savoirs, nos savoirs-faire (bricolage, couture, cuisine…), des objets, des livres, des outils .
  • Interdire la publicité dans l’espace public en réformant au plus tôt le RLP règlement local de publicité. Interdire des panneaux publicitaires lumineux dans les vitrines. Interdire la promotion des pollueurs. Par exemple, la viticulture qui est soupçonnée d’être la première pourvoyeuse de cancer pédiatrique.
  • Refuser d’accorder des permis et des autorisations pour des activités polluantes et écocides.
  • Repenser les toilettes publiques: ouverture, nombre, propreté et gratuité.
  • Installer des distributeurs de sacs à caca pour les chiens dans la ville et surtout près des parcs.

4- Place aux mobilités douces

  • Développer les plateformes multimodales avec des parkings relais aux entrées de la ville pour réduire le trafic et la pollution de l’air, les desservir avec des bus très réguliers, y développer les aires et places de stationnement pour le covoiturage et le stationnement sécurisé des vélos et les trottinettes, les connecter à des pistes cyclables pour rejoindre le centre ville.
  • Réduire la tarification des transports en commun pour aller vers la gratuité en commençant par les moins de 25 ans et de plus de 60 ans, les privé-es d’emploi et les bénéficiaires de la carte famille nombreuse ou famille monoparentale.
  • Développer la zone piétonne et mettre en place un plan trottoirs ambitieux pour que les personnes en fauteuils roulants, avec des déambulateurs, des poussettes et des landaus puissent circuler facilement et en toute sécurité. Ils devront être plus larges et mieux entretenus.
  • Augmenter le nombre de pistes cyclables et mieux les penser. Organiser les schémas de circulation en faisant la part belle aux rues piétonnes (sans voiture!) aux rues avec écoles, réduire la largeur des voies etc. Créer des zones de rencontres mixtes piétons, vélo, voiture avec priorité absolue aux piétons. Lancer des expérimentations dans différentes rues.
  • Améliorer la signalétique pour prévenir de la présence de vélos dans les parkings qui accueillent des consignes et permettre un accès facile ( Expl: la fermeture du parking de la gare n’a pas été pensée pour les cyclistes ou les personnes à mobilité réduite)
  • Développer le stationnement sécurisé pour vélos (boxs, abris-vélos, consignes en libre service ) aux abords des commerces, des gares et sur l’ensemble de l’espace public et dans l’ensemble des quartiers de la ville pas simplement en centre-ville. Rendre obligatoire l’inclusion des parkings vélos et deux roues dans les rénovations des résidences HLM.
  • Réserver aux cycles les stationnements autour des passages piétons, pour se mettre en accord avec la loi d’Orientation des Mobilités qui impose de dégager les abords des passages piétons, et donc d’y supprimer le stationnement voiture, d’ici fin 2026. Y installer des stationnements vélo et trottinette permet de favoriser la pratique du vélo tout en améliorant la sécurité et en proposant un environnement plus apaisé et plus inclusif.
  • Réduire les déplacements en voiture de l’équipe municipale y compris pour la ou le maire: constituer un parc municipal suffisant de vélos électriques ou non.
  • Assurer l’éducation routière en milieu scolaire, appuyer la création de stationnements pour vélos et garantir l’aménagement de pistes cyclables sécurisées vers les établissements.
  • Favoriser les bourses à vélos et ateliers de réparations et d’entretiens en travaillant avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire.